Sans l’ombre d’un doute

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Sans l’ombre d’un doute j’avançais pas à pas sur le rythme endiablé que me donnait la vie. Chaque jour, chaque minute me rapprochaient de mon destin inévitable.

Naïf je pensais en maîtriser les rouages, partant du principe que seule ma volonté me guidait sur le chemin tortueux que j’empruntais chaque jour. J’allais de l’avant, fier des choses déjà accomplies et emplit d’une rage inébranlable à l’idée du futur à construire.  C’était sans compter les embûches habituelles que le commun des mortels supportait aisément. Moi, petit, lâche et fébrile je ne tiendrais pas la minute dans cet environnement hostile.

 Je restais là, les pieds sur terre ne sachant où aller, ne sachant comment réagir à la férocité qui m’envahissait, je voulais me battre mais contre quoi ? Contre qui ? Chaque seconde qui passait, je perdais un peu plus la raison pour me retrouver dans mon monde si particulier que personne ne pouvait  comprendre. Je m’enivrais des odeurs vertueuses de la vie pour me balader sur le toit du monde, mon âme vagabondait d’ici à de là.

Sans l’ombre d’un doute j’étais en vie, mais pour combien de temps ?

MESSIAH – Genèse

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Bonjour à tous, aujourd’hui j’aimerais vous parler de MESSIAH mon nouveau projet audiovisuel.

Il s’agit de 4 films d’une durée chacun de 15 à 18 minutes propulsés par SENSORIUM. D’abord MESSIAH- Genèse puis suivront Annonciation / Lamentations / Apocalypse.

Voilà le pitch :

Priscael est un homme comme un autre. Il a la fâcheuse tendance à surfer sur les réseaux sociaux et les forums, et prend un malin plaisir à participer aux discussions afin de démontrer qu’il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre et qu’il faut avoir un minimum de réflexion. 
Ses cibles favorites : les sites d’informations humoristiques où les internautes prennent les articles pour argent comptant. Mais à pratiquer cette chasse aux sorcières bien organisée, il va se retrouver malgré lui dans une situation qui le dépasse.

MESSIAH- Genèse doit se voir comme un préquel de quelque chose de plus grand, de quelque chose qui dépasse autant le personnage principal que le spectateur.  Je souhaite à travers MESSIAH aborder une thématique qui est ancrée dans la société actuelle : la désinformation. De plus en plus notre société est bombardée d’informations en tout genre. Les réseaux sociaux, les forums, les sites internet les émissions télévisées distillent à dose maîtrisée des messages qui ne sont pas toujours filtrés par les utilisateurs. Nous croyons en ces déclarations par le simple fait qu’elles sont diffusées par un média de masse. A titre d’exemple qui ne s’est pas fait avoir par un article du Gorafi lorsque celui-ci n’était pas encore connu pour ses articles humoristiques ?

La réalisation sera faite par Xander MICHALAK connu et primé pour Les Souverains et Cluster Agency.  Anthony Beauvois sera notre « fourchette suisse » comme il s’intitule lui même 🙂

La bande originale sera signée Melody MEYER DI ROSA et Thibault FASSLER. Touché par le morceau FREEDOM la collaboration allait de soit.

Nous n’en sommes qu’au début de l’aventure. L’équipe se monte tout comme les dossiers afin de faire produire le premier film, trouver des soutiens, des financements. Si vous souhaitez nous aider vous pouvez nous laisser un message.

Côté casting, il est quasi complet, il nous manque cependant l’acteur principal, oui je prends mon temps et alors ? 🙂 Le second rôle sera interprété par Alex WETTER qui fut un coup de coeur visuel et une personnalité qui correspond parfaitement avec le type de personne avec lesquelles j’aime travailler. d’autres rôles seront joués par Anouchka Csernakova avec qui j’ai eu le plaisir de travailler sur PAST. Soraya Archimbaud et Alexandre FOUCHS.

Je ne vais pas trop en dire histoire de vous garder en haleine, vous pouvez suivre ce projet sur notre page Facebook : ICI

Restez connecté, et ne croyez pas tout ce que vous trouvez sur le net… Ou presque.

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Nuit d’hiver

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Après avoir surmonté sa peur Hervé fila droit devant, la lumière faible des réverbères ne suffisait pas à éclairer le portail forgé. La main gantée s’approcha en tremblant de la poignée sculptée en une tête de rapace méconnaissable. Le grincement du portail résonnait dans l’air glacé de cette soirée d’hiver, tandis que la porte s’ouvrait des nuages de brouillard faisaient l’amour avec le blizzard. Une danse macabre se dessinait devant les yeux de l’enfant qui n’était plus sûr du tout de vouloir voir de plus près la lueur qui l’attirait tant. Les feuilles mortes soulevées par le vent tourbillonnaient  dans un râle sourd et profond tout droit sorti de l’enfer de Dante.

Hervé prenant son courage à deux mains s’avança, chaque pas aussi léger fut-il, s’enfonçait dans le sol en gravier concassé. Un pied devant l’autre, le regard droit devant, il fixait cette petite lueur au dessus de la tombe se grand-mère, cette lumière rassurante dénotait avec le paysage alentour. Les tombes grises, aiguës par leurs angles semblaient bouger dans le but d’en laisser sortir des monstres prêt à vous dévorer les chairs. Un frisson. Il  détourne le regard, attiré par le cri d’un oiseau posé sur la branche du noyer dépourvu de ses feuilles printanières.  Le corbeau aux yeux rouges balayait son regard d’Hervé à la tombe de sa grand-mère qui  n’était plus qu’à quelques mètres.  Sur le granit terne se tenait vacillante une flammèche aux couleurs orangées. La main tendue,  les larmes aux yeux il s’approcha lentement. Malgré la neige qui commençait à tomber la flamme semblait prendre du volume et envelopper le garçon dans une chaleur douce et rassurante. Des effluves de confitures et de gâteaux se propageaient dans l’air, chatouillant les narines de tout être, vivant ou non.  Le vent s’arrêta et tout le cimetière se transformait. L’oiseau de mauvais augure se posa amicalement sur l’épaule d’Hervé qui osa une caresse. Les tombes se mirent à trembler les une après les autres dans un son grave. Une multitude de flammes en sortirent pour rejoindre la réunion d’Hervé et sa mamie.

Finalement rassuré, Hervé passa la nuit avec ses nouveaux amis dans la chaleur douce des âmes qui vivent encore aujourd’hui dans ce cimetière.

 

Misty Overgrown Cemetary

Et puis un jour, elle s’en est allée

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Bonjour à tous, j’ai récupéré mon PC et peux à nouveau écrire en mode « informatique ». Un texte sur un thème donné par Yolie il y a deux semaines. Mais surtout un hommage à Floriane partie aujourd’hui, bien trop tôt… 

 

Rencontrée sur les rythmes des musiques africaines, nous partagions cette passion de la danse, de la communication par la Terre sur laquelle nos pieds la martelaient de notre énergie. Un sourire jusqu’aux oreilles qui était capable de redonner le notre lorsque nous étions las de nos journées de travail. Ce sourire qui irradiait bien au-delà de la salle de danse, comme un écho sur nos âmes, comme un rafraîchissement dans nos cœurs brûlants.

Je me souviens de ce moment de partage sous la pluie, une déambulation, vanneries à la main et nos corps qui s’envolaient sur le son de la sono tractée. 30 degrés, puis la pluie battante pour nous laver de notre sueur qui accentuait à chaque pas notre euphorie. Au fil de la route les regards des spectateurs ébahis, n’en revenaient pas que nous avions pu donner autant, les pieds dans l’eau. Tant de moments passés, tant de joie gorgée de sourires.

Puis la maladie, malgré la douleur et la fatigue tu gardais tant bien que mal ce sourire si magique à nos yeux, à croire que finalement c’est toi qui nous réconfortais. Tu t’es battue comme une lionne défendant ses petits avec le renfort des tes amis. Mais aujourd’hui tu t’en es allée retrouver le monde des anges, fini la douleur, fini la peine. La seule certitude c’est que où que tu sois maintenant, quoique tu fasses, on pense à toi…

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Méditation sans fin

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Bonjour pour ce weekend un texte écrit à un moment où je me posais pas mal de questions sur à peu près tout ce qui m’entourait. Je vous rassure, aujourd’hui ça va mieux 🙂 

Je m’égarais dans des pensées de plus en plus profondes, perdu dans le vide absolu de mes vagues à l’âme. Je sentais doucement la torpeur m’envahir et glisser dans un monde qui m’était encore inconnu. Je restais là en position du lotus à méditer sur la face de ce monde que je détestais tant. Ma méditation fut longue et non pas sans douleurs. Mon corps ne subissait aucun dommage alors que chaque fibre nerveuse qui parcourait ma moelle vibrait à l’unisson. Mon cerveau flottait dans une brume légère et agréable, cependant mes pensées se tournaient vers l’obscur et la tristesse.

Doucement je plongeais, sentant mon corps sombrer dans un abîme sans fin, sans bruits, privé de tous mes sens. Puis, seul mon esprit partait vers des horizons divers. La vision de ce monde d’horreur, emplit de vengeance et d’hypocrisie me mettait mal à l’aise. Mais je savais que c’était pure vérité. Mon cœur battait de moins en moins vite, ma respiration se faisait de plus en plus profonde, je partais. Je luttais pour que mes visions soient moins noires, je revivais les moments heureux de ma vie en imaginant également ceux des autres. Mon âme allait mieux et j’osais espérer que ce monde sans vie n’était qu’une farce sans humour. Et je partais dans un sommeil infini, vers un univers moins amer, avec la conviction que ce monde deviendra meilleur, un jour.

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avant c’était comment ?

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Il y a quelques années je bloguais déjà. J’avais créé un blog qui s’appelait « le monde Facebookien selon Jean » dans le quel je me moquais gentiment de notre réseau social préféré, ça donnait ça : 

Une vie privée sur Facebook ?

Merci qui ? Merci Facebook ! Grâce à cet outil moderne, bijou de technologie (quand ça fonctionne) vous pouvez partager votre humeur du moment. En effet rien de plus simple que de mettre son statut à jour, de crier au monde entier la joie que vous avez, du plaisir que vous prenez de manger une pomme. Mettre à jour son statut facebook c’est partager votre quotidien avec tous vos amis et autres facebookiens en soif de curiosité.

    Le revers de la médaille est que du coup tout le monde est au courant de vos faits et gestes. imaginez, le téléphone sonne, un ami un peu lourd vous invite à sortir MAIS vous avez l’excuse du siècle, vous avez piscine et ne pouvez pas le rejoindre pour une partie de franche rigolade ironique. Le soir même vous mettez votre statut FB à jour : « à passé une super soirée avec ses amis au bar tagada tsoin tsoin ». Votre ami que vous avez envoyé balader quelques heures plus tôt tombe dessus et part s’acheter une corde…dur pour la conscience hein ?!!

 Sans compter les statuts dont personne n’en a rien à faire : « hier j’ai fait un caca mou », « ce soir je mange des spaghettis » ou encore « je regarde plus belle la vie et je m’en sors bien ». Vous pouvez « aimer » un statut, vivement l’option « j’m en fous ».

Joyeux anniversaire :

  « Comment ça ??? c’était hier ton anniversaire… zuuuut j’ai complètement oublié ! » Avec Facebook, fini, plus d’excuses, les anniversaires sont notifiés chaque jour et vous ne pouvez plus les rater et faire figure d’ami indigne! En revanche ce qu’on ne vous dit pas c’est qu’il y a des applications spécifiques pour les anniversaires ! quoi vous n’étiez pas au courant ?

    Qui n’a jamais été marqué sur une photo d’un parfait inconnu ? vous cliquez sur votre notification et vous tombez sur un calendrier où à l’emplacement de la date de votre anniversaire se trouve votre rayonnante bobine ! Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’en règle générale il s’agit d’un inconnu qui s’ennuie. Je suis intimement convaincu que José Sanchez de la Véga qui habite en Argentine ne me souhaitera pas mon anniversaire le jour J.

Les groupes du moments : 

« Tu viens de réaliser que les voyelles sont sur la même ligne du clavier »: Encore un mystère du l’humanité résolu !

« Pour qu’on arrête de tuer les baleines pour maquiller des thons » : ahhhh la nature !! dire qu’on tue des cochons pour remplir des boudins !!

« J’ai survécu à l’an 2000, à H1N1, H5N1, grippe A,.. 2012 je t’attends! » : Il ne peut en rester qu’un…

« Olivier le ranger Facts » :  Les gens qui ont une dent contre Olivier le Ranger n’en ont pas d’autres.

 

Je veux jouer moi aussi

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Bonjour à tous, aujourd’hui un texte sur le thème donné par Marie Laure, que je remercie au passage 😉 : « je veux jouer moi aussi ».

Au-delà des espérances et du temps, il ondule dans les tourments de l’océan. Bercé par le silence des fonds marins il passe d’un courant à un autre avec une aisance remarquable. Un coup de nageoire puissant suffit à le propulser à quelques mètres au dessus de la surface, se tordant comme un gymnaste dans les airs. Accompagné de ses congénères, il glisse, nage, s’envole pour le plus grand plaisir de ses sens fraîchement éveillés.

Quelques heures auparavant il était encore dans le ventre de sa mère, prêt à vivre une aventure qu’il n’imaginait pas : la vie. Né dans l’eau le petit marsouin goûtait pour la première fois à l’air piquant de l’extérieur, gonflant ses poumons dans un souffle long et rauque. Maintenant à l’aise avec le mécanisme automatique de la respiration il s’en amuse, crachotant écume salée par son évent, il replonge farfouillant le sable à la recherche d’une nourriture plus gastronomique que le lait maternel dont il ne supporte plus le goût.  Les remous que provoque sa chasse diminuent grandement sa perception visuelle. Pas encore à l’aise avec son sonar il se retrouve nez à nez avec un animal qu’il n’a pas encore eu le loisir de rencontrer.

Le crabe toutes pinces dehors, habitué de ces mammifères mangeurs de crustacés défend sa vie tant bien que mal, tentant la fuite par le côté il claque ses tenailles en direction de son prédateur qui lui, semble plus amusé qu’affamé. D’un naturel joueur il le provoque du bout de son rostre qui semble sourire. Pas rassuré, le tourteau dans une cabriole improbable se met sur le dos, toutes pattes recroquevillées dans l’espoir de passer pour un rocher quelconque. Le marsouin pas dupe le retourne d’un simple coup de nageoire, croque délicatement ses pinces pour ne pas en subir le châtiment, embarque le pauvre crustacé dans une dernière et funeste balade. Accélérant de toutes ses forces en direction de la surface, bravant les algues râpeuses, dépassant ses semblables qui espéraient démarrer une course chevronnée, il déverrouille sa mâchoire et fait s’envoler le crabe bien au dessus des vagues. Le crustacé hors de l’eau fixe une dernière fois le soleil, profitant des embruns iodés de cet océan agité. Après l’élévation la chute en direction du mammifère prêt à déguster son mets favoris, il ferme ses yeux à facettes et s’endort définitivement, bon perdant de cet ultime jeu.

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Poivre blanc

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Bonjour à tous, aujourd’hui un texte sur un thème donné par mon amie Mélanie : « Poivre blanc », impro littéraire, 20 mins d’écriture. Bonne lecture

Sur une petite île de l’ouest du Vietnam elle était là. Cette ferme qu’Eric cherchait depuis si longtemps.

Né avec un palais non ordinaire, il était capable de déceler le moindre goût, la moindre variation d’amertume. Certains l’appelaient jalousement « la langue absolue », expert à découvrir chaque note que lui jouait la musique des aliments dans sa bouche. Tout petit déjà il était le centre des attentions de la cour de récré. Ses copains l’observaient avec une joie non dissimulée découvrir les secrets de tout ce qu’il goûtait. L’acidité des bonbons, le sucré des chocolats les plus fins n’avaient déjà plus de secrets pour lui. C’est à l’âge de 17 ans qu’Eric se passionna pour les épices et particulièrement le poivre. Une heureuse rencontre avec une baie noire de Madagascar copieusement saupoudrée sur une préparation asiatique fût une véritable révélation.  Il s’est juré depuis ce jour d’en faire sa passion, son métier, puis finalement une quête.

Aujourd’hui Eric est à la recherche de l’épice parfaite. Il voyage à travers le monde afin de découvrir les poivres les plus rares, comme un affineur écluserait les monastères reculés pour y goûter le fromage qui fera frémir son palais plus que d’accoutumée. Il y a quelques années il avait entendu parler d’une baie d’une extrême pureté. Un poivre blanc comme neige à la saveur si originale qu’il n’est accommodable à aucun plat connu. Eric en a fait son Graal, trouver quelque chose que sa langue absolue ne reconnaitrait pas.

Il y est, une toute petite ferme tenue par une famille vietnamienne adorable. Des chiots l’accueillent  avec des aboiements de joie et des frétillements d’excitation. Hu’ong,  vient à sa rencontre lui serrant la main chaleureusement, un grand sourire sur les lèvres que lui rend Eric. La barrière de la langue n’en est plus une lorsque deux humains se connectent entre eux. Un regard, un geste, un sourire suffisent  souvent à partager des choses sans avoir à l’exprimer d’une autre manière. Eric suit son hôte à l’arrière de la bâtisse, sur quelques mètres carrés s’élèvent des poivriers qu’il a tant l’habitude de croiser. Hu’ong lui indique d’un signe de la tête de continuer encore quelques pas, il comprend que le Graal est à portée de bouche. Le voici ! Face à lui,  un tout petit arbuste pas plus haut que trois pommes rempli à craquer d’une multitude de grappe de l’épice tant espérée. Hu’ong, délicatement cueille quelques uns des grains immaculés et les tend à son invité comme s’il s’agissait de quelques grammes d’un minerai introuvable. Le cœur d’Eric bat la chamade, l’excitation de porter à sa bouche la chose la plus rare qu’il lui ait été donnée de goûter le fait transpirer à grosse gouttes. Franchi le cap du nez, les fameuses baies libèrent leurs arômes sur la langue du passionné. D’abord une légère acidité sur la langue qui se transforme soudainement en quelque chose de doux, sucré. Des notes florales composent l’orchestration de ces saveurs si uniques, finalement indescriptibles. Eric, ému plonge son regard dans celui de Hu’ong. Il y découvre les larmes de celle qui fait pousser le bonheur en grappe, tellement heureuse de faire partager un moment si particulier à celui qu’elle ne recroisera jamais.

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Errance

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Bonjour à tous, aujourd’hui un texte inspiré d’un son, le bruit de pas sur des pavés. Bonne lecture.

La pluie bat à tout rompre. Lasse de battre le pavé depuis des heures les gouttes se mêlent à mes larmes. J’avance nonchalamment vers un avenir incertain, ne sachant où aller. La route guide mes pas qui n’ont la force d’avancer que par le froid qui gelait mes entrailles.

Tout mon corps tremble par les soubresauts des sanglots qui m’envahissent. Je rassemble mes dernières forces pour courir droit devant moi, chaque pas, chaque effort laissant entrer un air glacial à l’intérieur de mes poumons. Peu habitués à ce rythme mes jambes me brulent, mon corps ne répond plus comme je le veux et la chute, inévitable, me fait perdre connaissance dans un bruit sec de ma tête sur le sol.

Je me relève tant bien que mal ne sentant plus la douleur me tourmenter, le choc doit couvrir mes maux. Les nuages semblent doucement s’effacer pour laisser place à quelques éclaircies qui ne parviennent pas à me réchauffer. Je continue ma route croisant femmes et hommes qui s’efforcent de ne pas croiser mon regard de peur que je leur demande de l’aide. J’avance comme j’ai toujours avancé dans la vie, pas à pas, lentement, sans prétention aucune. N’imaginant plus à quel point de simples choses puissent apporter un bonheur sans failles. Un jeune homme scrute mon passage d’un regard insistant avant de m’adresser la parole : « Pourquoi es-tu triste mademoiselle ? ». Ma timidité habituelle et l’habitude des tentatives de drague ennuyeuse, je ne prends pas la peine de répondre. Pourtant il insiste. « Tu t’es perdue ? Je peux t’aider à passer si tu veux. » Ma curiosité piquée au vif me force à répondre.

– Passer ? Mais pour aller où ?

– A travers tout ça, cette épreuve que tu subis. Depuis combien de temps es-tu dans cet état-là ?

– Des jours et des semaines, plus rien ne me retient de là où je viens, je veux juste partir, avancer sans me retourner.

– Tu dois accepter ta condition, ne plus penser à ta vie d’avant mais avancer vers le futur.

– C’est facile à dire, toi t’es là tranquille, tes fesses poser sur ton banc toute la journée.

– Je comprends ta douleur, viens avec moi, tu comprendras…

Le jeune homme me prend la main et m’emmène presque de force vers l’endroit d’où je venais. Le soleil pointe le bout de ses rayons et des morceaux de ciel bleu se laissent entrapercevoir. Je ne ressens pas la douceur de l’air, mes pensées sont tournées vers cet inconnu qui m’entraine. Il s’arrête et pointe du doigt une masse gisante sur le sol. Hésitante, il me fait signe d’avancer, me disant que ça va m’aider à comprendre, à prendre du recul sur ma condition. Je l’obéis, sans comprendre pourquoi, je suis les élucubrations de cette personne rencontrée quelques minutes plus tôt. Lentement je me rapproche de la masse inerte, je sens le stress monter mais mon cœur ne bat pas l’habituelle chamade que je connais. Puis soudain je la reconnais, cette forme que je jugeais hideuse, cette chose que je réfutais depuis des années gisait là sans vie. Mon corps… Et là je compris que tout est fini, tout du moins dans cette vie. Je me retournai vers le jeune homme et pour la première fois depuis des années je m’autorisai un sourire.

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Et le cinéma alors ?

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« Plus tard j’ai osé le cinéma, mais ça c’est une autre histoire »  C’est comme ça que finissait un des premiers article du blog. Il est temps de vous raconter…

Il y a quelques années j’écrivais PAST sous format littéraire. Ça commençait comme ça :

En fait j’aime bien l’improvisation, laisser filer l’imagination, lâcher prise sur une histoire originale. Je préfère coucher mes mots sur le papier, généralement à une terrasse d’un café avec une bonne bière bien fraîche et un soleil éclatant pour réchauffer mes neurones. Attablé sur la place de la cathédrale en compagnie d’un carnet, je n’arrive pas à trouver l’inspiration. Je laisse mon regard se promener sur les gens qui vont et qui viennent. C’est intéressant de les voir à leurs occupations diverses et variées, les voir sourire, concentrés, rêveurs. En les observant de la sorte, j’ai l’impression de capter leurs pensées qui se perdent dans l’air…

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Voulant juste en faire un texte court comme j’en ai l’habitude, les pages se remplissaient au fur et à mesure de mon imagination. Au bout de 5-6 je me suis dit « hop je vais quand même faire lire mon nouveau bébé aux copains du club d’escrime artistique » (faudra que je vous raconte ça aussi 🙂 ). C’est autour de quelques verres lors de notre rendez vous hebdomadaire qu’est née l’idée d’en faire une websérie avec des combats d’escrime, mettre en avant le patrimoine alsacien, en bref se faire plaisir. On le sait tous : rien de mieux que des pintes pour lancer un projet farfelu.

Peurs de rien nous nous sommes lancés dans l’aventure, tournages, combats, répétions, lieux sublimes comme la cathédrale de Strasbourg ou encore le château du Haut Barr, nous faisions notre bonhomme de chemin, pour finir par une diffusion au cinéma St Ex de Strasbourg de toute la saison 1 et quelques nominations en festival. Je vous raconterais l’aventure PAST dans un autre billet voire plusieurs.

J’ai rencontré sur ma route des gens fabuleux, d’autres moins mais qui m’ont tous apporté un petit quelque chose qui m’ont permis d’être là aujourd’hui et de continuer de faire ma passion, raconter des histoires et les partager.

maintenant, membre actif du Vrac je continue de jouer la comédie, scénariser pour le plaisir et bientôt… Encore plus loin.

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Les roses de Paris

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Bonjour, aujourd’hui un texte improvisé dont le thème a été soufflé par Corinne sur ma page Facebook. Ecrit ce dimanche, durée d’écriture 15 mins. Bonne lecture 🙂 

Ça y est c’est presque l’heure. Cela fait trois semaines que j’attends impatiemment ce rendez vous galant. Je m’étais inscrit sur un site de rencontre afin de trouver l’âme sœur. Sa photo, nos discussions sur le net, tout était fait pour que ces retrouvailles face à face se passent parfaitement bien.

Toujours à l’avance, j’erre place du tertre à Montmartre. Marchant lentement sur les pavés qui me tordent les chevilles, j’observe les caricaturistes massacrer les visages des touristes sur un papier jauni par le temps. Le fusain à la main ils tracent les courbes d’un geste précis, sourire sur les lèvres sachant qu’ils vont empocher une rondelette somme pour quelques minutes de travail. Je m’attarde sur les enseignes qui me rappellent la période où j’étais étudiant. Je venais régulièrement avec mes amis pour profiter de cette place si mythique des clichés parisiens. Mais aujourd’hui, je vais la rencontrer, au coin de la rue Norvins une table nous attend.

Elle est là, assise avec un Perrier citron, rondelle, pas sirop. Je sens ce frisson sur ma colonne vertébrale qui me tétanise autant qu’il m’excite. Elle me voit et sourit. Je vais à sa rencontre, premier contact avec sa peau, joue contre joue, elle sent bon. Nous entamons diverses conversations banales, sur la géographie du lieu, son côté pittoresque mais nous sommes interrompus par un jeune homme à la peau chocolat nous demandant si nous souhaitions des roses. D’une seule voix nous refusons poliment. Elle plonge ses yeux dans les miens, ravi de cette heureuse coïncidence je rougis.

Après l’apéro nous commandons notre repas, des moules frites pour moi et une entrecôte maitre d’hôtel saignante pour elle. Vient le choix crucial du vin, n’y connaissant absolument rien je lance un regard d’alerte au serveur qui comprend de suite mon désarroi en nous proposant deux trois noms de domaines qui semblent alléchants à l’oreille. Nous remerciant de notre choix, le garçon nous quitte avec un sourire complice. Aussitôt parti il est remplacé par un autre au teint mat, un énorme bouquet à la main et à l’air bien moins sympathique que son prédécesseur il nous hèle de son fameux « vous voulez des roses ? » sans même nous regarder. Agacé d’être coupé dans mon échange de regard d’avec ma prétendante je lui réponds d’un « non » sec et efficace qui le fait partir nonchalamment, un haussement d’épaule en guise d’au revoir.  Plus tard lors de la commande des desserts, un troisième « rosiste », terme emprunté à l’imagination d’un ami, vient nous proposer ses pétales. Le serveur toujours aussi complice demande au vendeur de s’éloigner, que ses collègues sont déjà passés quelques fois et que ça commence à incommoder les clients.  La discussion tourne au vinaigre et ils en viennent aux insultes virulentes à l’orée de notre table. Je décide d’agir d’une manière complètement sanguine. « Non mais tu vois pas que tu nous casses les couilles là ? On n’en a rien à foutre de tes roses de merde à deux balles. Tu vas gentiment descendre de la Butte et te les foutres bien profond dans le fondement… ».  Je regrettais immédiatement ces paroles. Pas pour le serveur qui était hilare, ni pour le rosiste qui se décide finalement à partir mais pour Emilie dont je n’osais pas croiser le regard.

Finalement, calmé, j’ose relever la tête vers elle, elle me sourit en me prenant la main. Rassurés, nous continuons notre discussion passionnante sur nos vies, nos aspirations, nos passions. « Et toi tu fais quoi dans la vie ? » lançais je. Dévoilant son plus beau sourire, yeux dans les yeux elle me répond : fleuriste.

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Petite histoire sombre

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Bonjour à tous, aujourd’hui un texte inspiré de la fameuse rue de l’université de Montpellier. Une histoire presque vraie, à vous de déceler le romancé de la réalité.

C’est dans une ruelle sombre de Montpellier que je les devinai un matin d’automne. L’ambiance était moite, le brouillard diffusait l’éclairage tamisé des réverbères aux lueurs jaunes.

Elles marchaient main dans la main, petites jupes plissées et chaussures bien cirées. Des bandeaux bleus arrangeaient leurs cheveux en deux jolies couettes blondes.  Pourtant malgré la fraîcheur de ces jumelles, l’atmosphère était pesante. Les chants chrétiens qu’elles scandaient me mettaient mal à l’aise. Les rictus sur leurs visages pâles les faisaient paraître pour des poupées de porcelaine à l’air démoniaque. Une grande beauté émanait d’elles mais leurs esprits semblaient vides. Leurs regards perdus vers le fond de la ruelle ne présageaient rien de bon. Je restais coi devant ces êtres surnaturels sortis des bouches de l’enfer. Une magnifique aura se dégageait d’elles. Je la sentais me faire frissonner alors qu’elles étaient encore à une bonne vingtaine de mètres de moi. Mon corps et mon esprit ressentaient leurs âmes malfaisantes et noires. Mon cœur battait à tout rompre, à en faire vibrer les pavés humides sur lesquels je marchais.

Puis elles passèrent en me saluant nonchalamment comme deux petites filles bien élevées… Ce qu’elles étaient en fait.

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deux âmes

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Bonjour à tous, aujourd’hui vous allez lire un texte qui a été écrit au fameux café de Montpellier. Un texte improvisé au coin d’une table.

Elles errent sans fin dans un monde brumeux devenu illusion. Entraînées par les tourbillons de la passion elles sont à jamais rassemblées dans une même éternité. Enivrées par le parfum de leur Amour, elles ne se cherchent plus ne se toisent plus du regard, elles sont tout simplement dans leur univers à elles sans barrières, sans frontières.

​Un frôlement. Ce n’est pas possible se disent-elles. Depuis le départ de leur prison de chair elles se sont senties seules, seules mais ensembles. Ce sentiment se dissipe au fur et à mesure qu’elles avancent vers l’inconnu. Leur bonheur semble soudain  perturbé par un élément dont elles ne comprennent pas l’arrivée. Ces deux âmes enfin réunies dont le destin n’avait promis aucune grande vie sur terre, espéraient pouvoir vivre leur amour loin des frontières de la chair dans ce nouveau monde plein de promesses. Les voilà encore face à une barrière dressée par cette  maudite fortune, jamais elles ne seront tranquilles même au travers des portes de l’au-delà. Le malaise se fait pressant la première se sent agrippée puis tirée lentement vers le bas. Elle ne veut pas, elle est si bien avec son âme sœur, avec l’amour de sa vie et aussi de sa mort. Elle s’accroche tant qu’elle peut au regard de son double sans pouvoir retenir sa douce descente. L’autre continue son ascension vers la lumière céleste et voit sa moitié s’éloigner. Malheureuse de perdre à nouveau l’être qu’elle aime par-dessus tout, elle crie  son désespoir tant elle se sent déchirée par la disparition de son grand Amour. Elle monte, traversant les tourbillons de lumière aux teintes orangées. Une vague de chaleur l’envahit mais ne suffit ni à la calmer ni à la rassurer. Dans ce nouveau monde elle vient d’abandonner encore une fois son unique raison de vivre.

​La chute se fait de plus en plus rapide, elle voit sa moitié disparaître dans un halo de lumière. Un choc violent cogne dans sa poitrine, comme si elle sentait à nouveau son ancien corps. Elle perçoit des voix lointaines mais distinctes : « nous l’avons récupéré docteur, son état est à nouveau stable ». Et l’âme retourne dans son corps meurtri de douleurs… Si seule.

Au commencement

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Bonjour à tous,

vous avez dû voir les articles qui commencent à arriver, les pages s’étoffer et certainement aussi jeter un œil sur la page « qui je suis » .

Aujourd’hui j’aimerais en quelques lignes vous raconter d’où vient ce goût de l’écriture, comment tout cela a commencé.

On peut démarrer très tôt dans mon enfance où j’ai appris à lire très rapidement grâce à mes parents qui m’ont donné l’envie, le goût de la lecture. En primaire je dévorais déjà les livres de contes. je me laissais entraîner par mon imagination qui souvent venait en ajouter des tonnes aux histoires les plus simples. Ma maitresse me qualifiait de rêveur inventif. Au cm2 avec mon meilleur ami j’avais créé tout un univers SF (science fiction) où tous les deux nous étions là pour sauver le monde d’une apocalypse en 2024. Rien n’est simple, nous avons été réimplantés dans des mères porteuses sous forme de fœtus avec nos souvenirs en 1981. Ouais… Quand, même. D’ailleurs ce sera certainement une de mes prochaines séries en espérant que le fin du monde n’interfère pas pendant le tournage.

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Puis j’ai lu, de tout, des romans, des essais, des bds, des magazines, une soif d’apprendre et de tout voir, connaître. plus tard, à Montpellier je passais mes premières heures de la journée au « Gou ‘thé » de la rue de l’université. Je buvais toujours ce même chocolat à 80% de cacao et j’étais assis avec mon carnet et mon stylo. Je laissais filer mon imagination sur le papier, sans réfléchir à construire une histoire, juste apaiser ce besoin de raconter quelque chose, pour moi, seul.  Des textes qui ne trouvaient pas de lecteur puisque je n’osais pas les faire lire. ce n’est que quelques temps plus tard que j’ai osé affronter la critique et je m’étais inscrit à un site littéraire sur lequel je publiais mes textes. A mon grand étonnement j’avais des critiques positives et constructives. La machine était lancée et je continue toujours à écrire, pour moi, pour faire lire, pour vous.

plus tard, j’ai osé le cinéma, mais ça, c’est une autre histoire.

 

 

 

 

Premiers pas

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Il était un temps où je blogais. Des textes, des vagues à l’âme, des critiques ou encore des histoires qui faisaient sourire. Quelques années plus tard l’envie me reprend de vous faire partager mes aventures, mes projets,  mes textes. Tout simplement vous faire entrer dans mon univers.

 

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Vous trouverez sur ce site / blog mes projets passés, ceux à venir et surtout de l’instantané à partager directement avec vous ici.

Mine de rien ça fait bizarre de revenir aux premières amours oubliés. Ceux qui m’ont donnés envie il y a quelques années de partager mes histoires, de me confronter à la critique et même de pousser la porte du cinéma. Aujourd’hui, j’écris pour moi, pour des séries, des courts métrages. Mais j’ai surtout envie maintenant d’écrire pour vous qui oserez entrer dans mon monde.

Je vous propose de me retrouver sur ma page facebook  chaque semaine. Nous choisirons ensemble un thème, une phrase ou juste un mot qui fera construire un texte que je publierais ici.

Le rendez vous est pris. A très vite, ici ou ailleurs…