écriture

Sans l’ombre d’un doute

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Sans l’ombre d’un doute j’avançais pas à pas sur le rythme endiablé que me donnait la vie. Chaque jour, chaque minute me rapprochaient de mon destin inévitable.

Naïf je pensais en maîtriser les rouages, partant du principe que seule ma volonté me guidait sur le chemin tortueux que j’empruntais chaque jour. J’allais de l’avant, fier des choses déjà accomplies et emplit d’une rage inébranlable à l’idée du futur à construire.  C’était sans compter les embûches habituelles que le commun des mortels supportait aisément. Moi, petit, lâche et fébrile je ne tiendrais pas la minute dans cet environnement hostile.

 Je restais là, les pieds sur terre ne sachant où aller, ne sachant comment réagir à la férocité qui m’envahissait, je voulais me battre mais contre quoi ? Contre qui ? Chaque seconde qui passait, je perdais un peu plus la raison pour me retrouver dans mon monde si particulier que personne ne pouvait  comprendre. Je m’enivrais des odeurs vertueuses de la vie pour me balader sur le toit du monde, mon âme vagabondait d’ici à de là.

Sans l’ombre d’un doute j’étais en vie, mais pour combien de temps ?

Errance

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Bonjour à tous, aujourd’hui un texte inspiré d’un son, le bruit de pas sur des pavés. Bonne lecture.

La pluie bat à tout rompre. Lasse de battre le pavé depuis des heures les gouttes se mêlent à mes larmes. J’avance nonchalamment vers un avenir incertain, ne sachant où aller. La route guide mes pas qui n’ont la force d’avancer que par le froid qui gelait mes entrailles.

Tout mon corps tremble par les soubresauts des sanglots qui m’envahissent. Je rassemble mes dernières forces pour courir droit devant moi, chaque pas, chaque effort laissant entrer un air glacial à l’intérieur de mes poumons. Peu habitués à ce rythme mes jambes me brulent, mon corps ne répond plus comme je le veux et la chute, inévitable, me fait perdre connaissance dans un bruit sec de ma tête sur le sol.

Je me relève tant bien que mal ne sentant plus la douleur me tourmenter, le choc doit couvrir mes maux. Les nuages semblent doucement s’effacer pour laisser place à quelques éclaircies qui ne parviennent pas à me réchauffer. Je continue ma route croisant femmes et hommes qui s’efforcent de ne pas croiser mon regard de peur que je leur demande de l’aide. J’avance comme j’ai toujours avancé dans la vie, pas à pas, lentement, sans prétention aucune. N’imaginant plus à quel point de simples choses puissent apporter un bonheur sans failles. Un jeune homme scrute mon passage d’un regard insistant avant de m’adresser la parole : « Pourquoi es-tu triste mademoiselle ? ». Ma timidité habituelle et l’habitude des tentatives de drague ennuyeuse, je ne prends pas la peine de répondre. Pourtant il insiste. « Tu t’es perdue ? Je peux t’aider à passer si tu veux. » Ma curiosité piquée au vif me force à répondre.

– Passer ? Mais pour aller où ?

– A travers tout ça, cette épreuve que tu subis. Depuis combien de temps es-tu dans cet état-là ?

– Des jours et des semaines, plus rien ne me retient de là où je viens, je veux juste partir, avancer sans me retourner.

– Tu dois accepter ta condition, ne plus penser à ta vie d’avant mais avancer vers le futur.

– C’est facile à dire, toi t’es là tranquille, tes fesses poser sur ton banc toute la journée.

– Je comprends ta douleur, viens avec moi, tu comprendras…

Le jeune homme me prend la main et m’emmène presque de force vers l’endroit d’où je venais. Le soleil pointe le bout de ses rayons et des morceaux de ciel bleu se laissent entrapercevoir. Je ne ressens pas la douceur de l’air, mes pensées sont tournées vers cet inconnu qui m’entraine. Il s’arrête et pointe du doigt une masse gisante sur le sol. Hésitante, il me fait signe d’avancer, me disant que ça va m’aider à comprendre, à prendre du recul sur ma condition. Je l’obéis, sans comprendre pourquoi, je suis les élucubrations de cette personne rencontrée quelques minutes plus tôt. Lentement je me rapproche de la masse inerte, je sens le stress monter mais mon cœur ne bat pas l’habituelle chamade que je connais. Puis soudain je la reconnais, cette forme que je jugeais hideuse, cette chose que je réfutais depuis des années gisait là sans vie. Mon corps… Et là je compris que tout est fini, tout du moins dans cette vie. Je me retournai vers le jeune homme et pour la première fois depuis des années je m’autorisai un sourire.

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Les roses de Paris

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Bonjour, aujourd’hui un texte improvisé dont le thème a été soufflé par Corinne sur ma page Facebook. Ecrit ce dimanche, durée d’écriture 15 mins. Bonne lecture 🙂 

Ça y est c’est presque l’heure. Cela fait trois semaines que j’attends impatiemment ce rendez vous galant. Je m’étais inscrit sur un site de rencontre afin de trouver l’âme sœur. Sa photo, nos discussions sur le net, tout était fait pour que ces retrouvailles face à face se passent parfaitement bien.

Toujours à l’avance, j’erre place du tertre à Montmartre. Marchant lentement sur les pavés qui me tordent les chevilles, j’observe les caricaturistes massacrer les visages des touristes sur un papier jauni par le temps. Le fusain à la main ils tracent les courbes d’un geste précis, sourire sur les lèvres sachant qu’ils vont empocher une rondelette somme pour quelques minutes de travail. Je m’attarde sur les enseignes qui me rappellent la période où j’étais étudiant. Je venais régulièrement avec mes amis pour profiter de cette place si mythique des clichés parisiens. Mais aujourd’hui, je vais la rencontrer, au coin de la rue Norvins une table nous attend.

Elle est là, assise avec un Perrier citron, rondelle, pas sirop. Je sens ce frisson sur ma colonne vertébrale qui me tétanise autant qu’il m’excite. Elle me voit et sourit. Je vais à sa rencontre, premier contact avec sa peau, joue contre joue, elle sent bon. Nous entamons diverses conversations banales, sur la géographie du lieu, son côté pittoresque mais nous sommes interrompus par un jeune homme à la peau chocolat nous demandant si nous souhaitions des roses. D’une seule voix nous refusons poliment. Elle plonge ses yeux dans les miens, ravi de cette heureuse coïncidence je rougis.

Après l’apéro nous commandons notre repas, des moules frites pour moi et une entrecôte maitre d’hôtel saignante pour elle. Vient le choix crucial du vin, n’y connaissant absolument rien je lance un regard d’alerte au serveur qui comprend de suite mon désarroi en nous proposant deux trois noms de domaines qui semblent alléchants à l’oreille. Nous remerciant de notre choix, le garçon nous quitte avec un sourire complice. Aussitôt parti il est remplacé par un autre au teint mat, un énorme bouquet à la main et à l’air bien moins sympathique que son prédécesseur il nous hèle de son fameux « vous voulez des roses ? » sans même nous regarder. Agacé d’être coupé dans mon échange de regard d’avec ma prétendante je lui réponds d’un « non » sec et efficace qui le fait partir nonchalamment, un haussement d’épaule en guise d’au revoir.  Plus tard lors de la commande des desserts, un troisième « rosiste », terme emprunté à l’imagination d’un ami, vient nous proposer ses pétales. Le serveur toujours aussi complice demande au vendeur de s’éloigner, que ses collègues sont déjà passés quelques fois et que ça commence à incommoder les clients.  La discussion tourne au vinaigre et ils en viennent aux insultes virulentes à l’orée de notre table. Je décide d’agir d’une manière complètement sanguine. « Non mais tu vois pas que tu nous casses les couilles là ? On n’en a rien à foutre de tes roses de merde à deux balles. Tu vas gentiment descendre de la Butte et te les foutres bien profond dans le fondement… ».  Je regrettais immédiatement ces paroles. Pas pour le serveur qui était hilare, ni pour le rosiste qui se décide finalement à partir mais pour Emilie dont je n’osais pas croiser le regard.

Finalement, calmé, j’ose relever la tête vers elle, elle me sourit en me prenant la main. Rassurés, nous continuons notre discussion passionnante sur nos vies, nos aspirations, nos passions. « Et toi tu fais quoi dans la vie ? » lançais je. Dévoilant son plus beau sourire, yeux dans les yeux elle me répond : fleuriste.

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Petite histoire sombre

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Bonjour à tous, aujourd’hui un texte inspiré de la fameuse rue de l’université de Montpellier. Une histoire presque vraie, à vous de déceler le romancé de la réalité.

C’est dans une ruelle sombre de Montpellier que je les devinai un matin d’automne. L’ambiance était moite, le brouillard diffusait l’éclairage tamisé des réverbères aux lueurs jaunes.

Elles marchaient main dans la main, petites jupes plissées et chaussures bien cirées. Des bandeaux bleus arrangeaient leurs cheveux en deux jolies couettes blondes.  Pourtant malgré la fraîcheur de ces jumelles, l’atmosphère était pesante. Les chants chrétiens qu’elles scandaient me mettaient mal à l’aise. Les rictus sur leurs visages pâles les faisaient paraître pour des poupées de porcelaine à l’air démoniaque. Une grande beauté émanait d’elles mais leurs esprits semblaient vides. Leurs regards perdus vers le fond de la ruelle ne présageaient rien de bon. Je restais coi devant ces êtres surnaturels sortis des bouches de l’enfer. Une magnifique aura se dégageait d’elles. Je la sentais me faire frissonner alors qu’elles étaient encore à une bonne vingtaine de mètres de moi. Mon corps et mon esprit ressentaient leurs âmes malfaisantes et noires. Mon cœur battait à tout rompre, à en faire vibrer les pavés humides sur lesquels je marchais.

Puis elles passèrent en me saluant nonchalamment comme deux petites filles bien élevées… Ce qu’elles étaient en fait.

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deux âmes

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Bonjour à tous, aujourd’hui vous allez lire un texte qui a été écrit au fameux café de Montpellier. Un texte improvisé au coin d’une table.

Elles errent sans fin dans un monde brumeux devenu illusion. Entraînées par les tourbillons de la passion elles sont à jamais rassemblées dans une même éternité. Enivrées par le parfum de leur Amour, elles ne se cherchent plus ne se toisent plus du regard, elles sont tout simplement dans leur univers à elles sans barrières, sans frontières.

​Un frôlement. Ce n’est pas possible se disent-elles. Depuis le départ de leur prison de chair elles se sont senties seules, seules mais ensembles. Ce sentiment se dissipe au fur et à mesure qu’elles avancent vers l’inconnu. Leur bonheur semble soudain  perturbé par un élément dont elles ne comprennent pas l’arrivée. Ces deux âmes enfin réunies dont le destin n’avait promis aucune grande vie sur terre, espéraient pouvoir vivre leur amour loin des frontières de la chair dans ce nouveau monde plein de promesses. Les voilà encore face à une barrière dressée par cette  maudite fortune, jamais elles ne seront tranquilles même au travers des portes de l’au-delà. Le malaise se fait pressant la première se sent agrippée puis tirée lentement vers le bas. Elle ne veut pas, elle est si bien avec son âme sœur, avec l’amour de sa vie et aussi de sa mort. Elle s’accroche tant qu’elle peut au regard de son double sans pouvoir retenir sa douce descente. L’autre continue son ascension vers la lumière céleste et voit sa moitié s’éloigner. Malheureuse de perdre à nouveau l’être qu’elle aime par-dessus tout, elle crie  son désespoir tant elle se sent déchirée par la disparition de son grand Amour. Elle monte, traversant les tourbillons de lumière aux teintes orangées. Une vague de chaleur l’envahit mais ne suffit ni à la calmer ni à la rassurer. Dans ce nouveau monde elle vient d’abandonner encore une fois son unique raison de vivre.

​La chute se fait de plus en plus rapide, elle voit sa moitié disparaître dans un halo de lumière. Un choc violent cogne dans sa poitrine, comme si elle sentait à nouveau son ancien corps. Elle perçoit des voix lointaines mais distinctes : « nous l’avons récupéré docteur, son état est à nouveau stable ». Et l’âme retourne dans son corps meurtri de douleurs… Si seule.

Au commencement

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Bonjour à tous,

vous avez dû voir les articles qui commencent à arriver, les pages s’étoffer et certainement aussi jeter un œil sur la page « qui je suis » .

Aujourd’hui j’aimerais en quelques lignes vous raconter d’où vient ce goût de l’écriture, comment tout cela a commencé.

On peut démarrer très tôt dans mon enfance où j’ai appris à lire très rapidement grâce à mes parents qui m’ont donné l’envie, le goût de la lecture. En primaire je dévorais déjà les livres de contes. je me laissais entraîner par mon imagination qui souvent venait en ajouter des tonnes aux histoires les plus simples. Ma maitresse me qualifiait de rêveur inventif. Au cm2 avec mon meilleur ami j’avais créé tout un univers SF (science fiction) où tous les deux nous étions là pour sauver le monde d’une apocalypse en 2024. Rien n’est simple, nous avons été réimplantés dans des mères porteuses sous forme de fœtus avec nos souvenirs en 1981. Ouais… Quand, même. D’ailleurs ce sera certainement une de mes prochaines séries en espérant que le fin du monde n’interfère pas pendant le tournage.

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Puis j’ai lu, de tout, des romans, des essais, des bds, des magazines, une soif d’apprendre et de tout voir, connaître. plus tard, à Montpellier je passais mes premières heures de la journée au « Gou ‘thé » de la rue de l’université. Je buvais toujours ce même chocolat à 80% de cacao et j’étais assis avec mon carnet et mon stylo. Je laissais filer mon imagination sur le papier, sans réfléchir à construire une histoire, juste apaiser ce besoin de raconter quelque chose, pour moi, seul.  Des textes qui ne trouvaient pas de lecteur puisque je n’osais pas les faire lire. ce n’est que quelques temps plus tard que j’ai osé affronter la critique et je m’étais inscrit à un site littéraire sur lequel je publiais mes textes. A mon grand étonnement j’avais des critiques positives et constructives. La machine était lancée et je continue toujours à écrire, pour moi, pour faire lire, pour vous.

plus tard, j’ai osé le cinéma, mais ça, c’est une autre histoire.