jean aman

Sans l’ombre d’un doute

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Sans l’ombre d’un doute j’avançais pas à pas sur le rythme endiablé que me donnait la vie. Chaque jour, chaque minute me rapprochaient de mon destin inévitable.

Naïf je pensais en maîtriser les rouages, partant du principe que seule ma volonté me guidait sur le chemin tortueux que j’empruntais chaque jour. J’allais de l’avant, fier des choses déjà accomplies et emplit d’une rage inébranlable à l’idée du futur à construire.  C’était sans compter les embûches habituelles que le commun des mortels supportait aisément. Moi, petit, lâche et fébrile je ne tiendrais pas la minute dans cet environnement hostile.

 Je restais là, les pieds sur terre ne sachant où aller, ne sachant comment réagir à la férocité qui m’envahissait, je voulais me battre mais contre quoi ? Contre qui ? Chaque seconde qui passait, je perdais un peu plus la raison pour me retrouver dans mon monde si particulier que personne ne pouvait  comprendre. Je m’enivrais des odeurs vertueuses de la vie pour me balader sur le toit du monde, mon âme vagabondait d’ici à de là.

Sans l’ombre d’un doute j’étais en vie, mais pour combien de temps ?

MESSIAH – Genèse

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Bonjour à tous, aujourd’hui j’aimerais vous parler de MESSIAH mon nouveau projet audiovisuel.

Il s’agit de 4 films d’une durée chacun de 15 à 18 minutes propulsés par SENSORIUM. D’abord MESSIAH- Genèse puis suivront Annonciation / Lamentations / Apocalypse.

Voilà le pitch :

Priscael est un homme comme un autre. Il a la fâcheuse tendance à surfer sur les réseaux sociaux et les forums, et prend un malin plaisir à participer aux discussions afin de démontrer qu’il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre et qu’il faut avoir un minimum de réflexion. 
Ses cibles favorites : les sites d’informations humoristiques où les internautes prennent les articles pour argent comptant. Mais à pratiquer cette chasse aux sorcières bien organisée, il va se retrouver malgré lui dans une situation qui le dépasse.

MESSIAH- Genèse doit se voir comme un préquel de quelque chose de plus grand, de quelque chose qui dépasse autant le personnage principal que le spectateur.  Je souhaite à travers MESSIAH aborder une thématique qui est ancrée dans la société actuelle : la désinformation. De plus en plus notre société est bombardée d’informations en tout genre. Les réseaux sociaux, les forums, les sites internet les émissions télévisées distillent à dose maîtrisée des messages qui ne sont pas toujours filtrés par les utilisateurs. Nous croyons en ces déclarations par le simple fait qu’elles sont diffusées par un média de masse. A titre d’exemple qui ne s’est pas fait avoir par un article du Gorafi lorsque celui-ci n’était pas encore connu pour ses articles humoristiques ?

La réalisation sera faite par Xander MICHALAK connu et primé pour Les Souverains et Cluster Agency.  Anthony Beauvois sera notre « fourchette suisse » comme il s’intitule lui même 🙂

La bande originale sera signée Melody MEYER DI ROSA et Thibault FASSLER. Touché par le morceau FREEDOM la collaboration allait de soit.

Nous n’en sommes qu’au début de l’aventure. L’équipe se monte tout comme les dossiers afin de faire produire le premier film, trouver des soutiens, des financements. Si vous souhaitez nous aider vous pouvez nous laisser un message.

Côté casting, il est quasi complet, il nous manque cependant l’acteur principal, oui je prends mon temps et alors ? 🙂 Le second rôle sera interprété par Alex WETTER qui fut un coup de coeur visuel et une personnalité qui correspond parfaitement avec le type de personne avec lesquelles j’aime travailler. d’autres rôles seront joués par Anouchka Csernakova avec qui j’ai eu le plaisir de travailler sur PAST. Soraya Archimbaud et Alexandre FOUCHS.

Je ne vais pas trop en dire histoire de vous garder en haleine, vous pouvez suivre ce projet sur notre page Facebook : ICI

Restez connecté, et ne croyez pas tout ce que vous trouvez sur le net… Ou presque.

logo Messiah

Nuit d’hiver

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Après avoir surmonté sa peur Hervé fila droit devant, la lumière faible des réverbères ne suffisait pas à éclairer le portail forgé. La main gantée s’approcha en tremblant de la poignée sculptée en une tête de rapace méconnaissable. Le grincement du portail résonnait dans l’air glacé de cette soirée d’hiver, tandis que la porte s’ouvrait des nuages de brouillard faisaient l’amour avec le blizzard. Une danse macabre se dessinait devant les yeux de l’enfant qui n’était plus sûr du tout de vouloir voir de plus près la lueur qui l’attirait tant. Les feuilles mortes soulevées par le vent tourbillonnaient  dans un râle sourd et profond tout droit sorti de l’enfer de Dante.

Hervé prenant son courage à deux mains s’avança, chaque pas aussi léger fut-il, s’enfonçait dans le sol en gravier concassé. Un pied devant l’autre, le regard droit devant, il fixait cette petite lueur au dessus de la tombe se grand-mère, cette lumière rassurante dénotait avec le paysage alentour. Les tombes grises, aiguës par leurs angles semblaient bouger dans le but d’en laisser sortir des monstres prêt à vous dévorer les chairs. Un frisson. Il  détourne le regard, attiré par le cri d’un oiseau posé sur la branche du noyer dépourvu de ses feuilles printanières.  Le corbeau aux yeux rouges balayait son regard d’Hervé à la tombe de sa grand-mère qui  n’était plus qu’à quelques mètres.  Sur le granit terne se tenait vacillante une flammèche aux couleurs orangées. La main tendue,  les larmes aux yeux il s’approcha lentement. Malgré la neige qui commençait à tomber la flamme semblait prendre du volume et envelopper le garçon dans une chaleur douce et rassurante. Des effluves de confitures et de gâteaux se propageaient dans l’air, chatouillant les narines de tout être, vivant ou non.  Le vent s’arrêta et tout le cimetière se transformait. L’oiseau de mauvais augure se posa amicalement sur l’épaule d’Hervé qui osa une caresse. Les tombes se mirent à trembler les une après les autres dans un son grave. Une multitude de flammes en sortirent pour rejoindre la réunion d’Hervé et sa mamie.

Finalement rassuré, Hervé passa la nuit avec ses nouveaux amis dans la chaleur douce des âmes qui vivent encore aujourd’hui dans ce cimetière.

 

Misty Overgrown Cemetary

Et puis un jour, elle s’en est allée

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Bonjour à tous, j’ai récupéré mon PC et peux à nouveau écrire en mode « informatique ». Un texte sur un thème donné par Yolie il y a deux semaines. Mais surtout un hommage à Floriane partie aujourd’hui, bien trop tôt… 

 

Rencontrée sur les rythmes des musiques africaines, nous partagions cette passion de la danse, de la communication par la Terre sur laquelle nos pieds la martelaient de notre énergie. Un sourire jusqu’aux oreilles qui était capable de redonner le notre lorsque nous étions las de nos journées de travail. Ce sourire qui irradiait bien au-delà de la salle de danse, comme un écho sur nos âmes, comme un rafraîchissement dans nos cœurs brûlants.

Je me souviens de ce moment de partage sous la pluie, une déambulation, vanneries à la main et nos corps qui s’envolaient sur le son de la sono tractée. 30 degrés, puis la pluie battante pour nous laver de notre sueur qui accentuait à chaque pas notre euphorie. Au fil de la route les regards des spectateurs ébahis, n’en revenaient pas que nous avions pu donner autant, les pieds dans l’eau. Tant de moments passés, tant de joie gorgée de sourires.

Puis la maladie, malgré la douleur et la fatigue tu gardais tant bien que mal ce sourire si magique à nos yeux, à croire que finalement c’est toi qui nous réconfortais. Tu t’es battue comme une lionne défendant ses petits avec le renfort des tes amis. Mais aujourd’hui tu t’en es allée retrouver le monde des anges, fini la douleur, fini la peine. La seule certitude c’est que où que tu sois maintenant, quoique tu fasses, on pense à toi…

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Méditation sans fin

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Bonjour pour ce weekend un texte écrit à un moment où je me posais pas mal de questions sur à peu près tout ce qui m’entourait. Je vous rassure, aujourd’hui ça va mieux 🙂 

Je m’égarais dans des pensées de plus en plus profondes, perdu dans le vide absolu de mes vagues à l’âme. Je sentais doucement la torpeur m’envahir et glisser dans un monde qui m’était encore inconnu. Je restais là en position du lotus à méditer sur la face de ce monde que je détestais tant. Ma méditation fut longue et non pas sans douleurs. Mon corps ne subissait aucun dommage alors que chaque fibre nerveuse qui parcourait ma moelle vibrait à l’unisson. Mon cerveau flottait dans une brume légère et agréable, cependant mes pensées se tournaient vers l’obscur et la tristesse.

Doucement je plongeais, sentant mon corps sombrer dans un abîme sans fin, sans bruits, privé de tous mes sens. Puis, seul mon esprit partait vers des horizons divers. La vision de ce monde d’horreur, emplit de vengeance et d’hypocrisie me mettait mal à l’aise. Mais je savais que c’était pure vérité. Mon cœur battait de moins en moins vite, ma respiration se faisait de plus en plus profonde, je partais. Je luttais pour que mes visions soient moins noires, je revivais les moments heureux de ma vie en imaginant également ceux des autres. Mon âme allait mieux et j’osais espérer que ce monde sans vie n’était qu’une farce sans humour. Et je partais dans un sommeil infini, vers un univers moins amer, avec la conviction que ce monde deviendra meilleur, un jour.

Meditat

avant c’était comment ?

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Il y a quelques années je bloguais déjà. J’avais créé un blog qui s’appelait « le monde Facebookien selon Jean » dans le quel je me moquais gentiment de notre réseau social préféré, ça donnait ça : 

Une vie privée sur Facebook ?

Merci qui ? Merci Facebook ! Grâce à cet outil moderne, bijou de technologie (quand ça fonctionne) vous pouvez partager votre humeur du moment. En effet rien de plus simple que de mettre son statut à jour, de crier au monde entier la joie que vous avez, du plaisir que vous prenez de manger une pomme. Mettre à jour son statut facebook c’est partager votre quotidien avec tous vos amis et autres facebookiens en soif de curiosité.

    Le revers de la médaille est que du coup tout le monde est au courant de vos faits et gestes. imaginez, le téléphone sonne, un ami un peu lourd vous invite à sortir MAIS vous avez l’excuse du siècle, vous avez piscine et ne pouvez pas le rejoindre pour une partie de franche rigolade ironique. Le soir même vous mettez votre statut FB à jour : « à passé une super soirée avec ses amis au bar tagada tsoin tsoin ». Votre ami que vous avez envoyé balader quelques heures plus tôt tombe dessus et part s’acheter une corde…dur pour la conscience hein ?!!

 Sans compter les statuts dont personne n’en a rien à faire : « hier j’ai fait un caca mou », « ce soir je mange des spaghettis » ou encore « je regarde plus belle la vie et je m’en sors bien ». Vous pouvez « aimer » un statut, vivement l’option « j’m en fous ».

Joyeux anniversaire :

  « Comment ça ??? c’était hier ton anniversaire… zuuuut j’ai complètement oublié ! » Avec Facebook, fini, plus d’excuses, les anniversaires sont notifiés chaque jour et vous ne pouvez plus les rater et faire figure d’ami indigne! En revanche ce qu’on ne vous dit pas c’est qu’il y a des applications spécifiques pour les anniversaires ! quoi vous n’étiez pas au courant ?

    Qui n’a jamais été marqué sur une photo d’un parfait inconnu ? vous cliquez sur votre notification et vous tombez sur un calendrier où à l’emplacement de la date de votre anniversaire se trouve votre rayonnante bobine ! Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’en règle générale il s’agit d’un inconnu qui s’ennuie. Je suis intimement convaincu que José Sanchez de la Véga qui habite en Argentine ne me souhaitera pas mon anniversaire le jour J.

Les groupes du moments : 

« Tu viens de réaliser que les voyelles sont sur la même ligne du clavier »: Encore un mystère du l’humanité résolu !

« Pour qu’on arrête de tuer les baleines pour maquiller des thons » : ahhhh la nature !! dire qu’on tue des cochons pour remplir des boudins !!

« J’ai survécu à l’an 2000, à H1N1, H5N1, grippe A,.. 2012 je t’attends! » : Il ne peut en rester qu’un…

« Olivier le ranger Facts » :  Les gens qui ont une dent contre Olivier le Ranger n’en ont pas d’autres.

 

Je veux jouer moi aussi

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Bonjour à tous, aujourd’hui un texte sur le thème donné par Marie Laure, que je remercie au passage 😉 : « je veux jouer moi aussi ».

Au-delà des espérances et du temps, il ondule dans les tourments de l’océan. Bercé par le silence des fonds marins il passe d’un courant à un autre avec une aisance remarquable. Un coup de nageoire puissant suffit à le propulser à quelques mètres au dessus de la surface, se tordant comme un gymnaste dans les airs. Accompagné de ses congénères, il glisse, nage, s’envole pour le plus grand plaisir de ses sens fraîchement éveillés.

Quelques heures auparavant il était encore dans le ventre de sa mère, prêt à vivre une aventure qu’il n’imaginait pas : la vie. Né dans l’eau le petit marsouin goûtait pour la première fois à l’air piquant de l’extérieur, gonflant ses poumons dans un souffle long et rauque. Maintenant à l’aise avec le mécanisme automatique de la respiration il s’en amuse, crachotant écume salée par son évent, il replonge farfouillant le sable à la recherche d’une nourriture plus gastronomique que le lait maternel dont il ne supporte plus le goût.  Les remous que provoque sa chasse diminuent grandement sa perception visuelle. Pas encore à l’aise avec son sonar il se retrouve nez à nez avec un animal qu’il n’a pas encore eu le loisir de rencontrer.

Le crabe toutes pinces dehors, habitué de ces mammifères mangeurs de crustacés défend sa vie tant bien que mal, tentant la fuite par le côté il claque ses tenailles en direction de son prédateur qui lui, semble plus amusé qu’affamé. D’un naturel joueur il le provoque du bout de son rostre qui semble sourire. Pas rassuré, le tourteau dans une cabriole improbable se met sur le dos, toutes pattes recroquevillées dans l’espoir de passer pour un rocher quelconque. Le marsouin pas dupe le retourne d’un simple coup de nageoire, croque délicatement ses pinces pour ne pas en subir le châtiment, embarque le pauvre crustacé dans une dernière et funeste balade. Accélérant de toutes ses forces en direction de la surface, bravant les algues râpeuses, dépassant ses semblables qui espéraient démarrer une course chevronnée, il déverrouille sa mâchoire et fait s’envoler le crabe bien au dessus des vagues. Le crustacé hors de l’eau fixe une dernière fois le soleil, profitant des embruns iodés de cet océan agité. Après l’élévation la chute en direction du mammifère prêt à déguster son mets favoris, il ferme ses yeux à facettes et s’endort définitivement, bon perdant de cet ultime jeu.

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