textes

Sans l’ombre d’un doute

Publié le

Sans l’ombre d’un doute j’avançais pas à pas sur le rythme endiablé que me donnait la vie. Chaque jour, chaque minute me rapprochaient de mon destin inévitable.

Naïf je pensais en maîtriser les rouages, partant du principe que seule ma volonté me guidait sur le chemin tortueux que j’empruntais chaque jour. J’allais de l’avant, fier des choses déjà accomplies et emplit d’une rage inébranlable à l’idée du futur à construire.  C’était sans compter les embûches habituelles que le commun des mortels supportait aisément. Moi, petit, lâche et fébrile je ne tiendrais pas la minute dans cet environnement hostile.

 Je restais là, les pieds sur terre ne sachant où aller, ne sachant comment réagir à la férocité qui m’envahissait, je voulais me battre mais contre quoi ? Contre qui ? Chaque seconde qui passait, je perdais un peu plus la raison pour me retrouver dans mon monde si particulier que personne ne pouvait  comprendre. Je m’enivrais des odeurs vertueuses de la vie pour me balader sur le toit du monde, mon âme vagabondait d’ici à de là.

Sans l’ombre d’un doute j’étais en vie, mais pour combien de temps ?

Et puis un jour, elle s’en est allée

Publié le Mis à jour le

Bonjour à tous, j’ai récupéré mon PC et peux à nouveau écrire en mode « informatique ». Un texte sur un thème donné par Yolie il y a deux semaines. Mais surtout un hommage à Floriane partie aujourd’hui, bien trop tôt… 

 

Rencontrée sur les rythmes des musiques africaines, nous partagions cette passion de la danse, de la communication par la Terre sur laquelle nos pieds la martelaient de notre énergie. Un sourire jusqu’aux oreilles qui était capable de redonner le notre lorsque nous étions las de nos journées de travail. Ce sourire qui irradiait bien au-delà de la salle de danse, comme un écho sur nos âmes, comme un rafraîchissement dans nos cœurs brûlants.

Je me souviens de ce moment de partage sous la pluie, une déambulation, vanneries à la main et nos corps qui s’envolaient sur le son de la sono tractée. 30 degrés, puis la pluie battante pour nous laver de notre sueur qui accentuait à chaque pas notre euphorie. Au fil de la route les regards des spectateurs ébahis, n’en revenaient pas que nous avions pu donner autant, les pieds dans l’eau. Tant de moments passés, tant de joie gorgée de sourires.

Puis la maladie, malgré la douleur et la fatigue tu gardais tant bien que mal ce sourire si magique à nos yeux, à croire que finalement c’est toi qui nous réconfortais. Tu t’es battue comme une lionne défendant ses petits avec le renfort des tes amis. Mais aujourd’hui tu t’en es allée retrouver le monde des anges, fini la douleur, fini la peine. La seule certitude c’est que où que tu sois maintenant, quoique tu fasses, on pense à toi…

anges-du-Ciel.jpg

Méditation sans fin

Publié le

Bonjour pour ce weekend un texte écrit à un moment où je me posais pas mal de questions sur à peu près tout ce qui m’entourait. Je vous rassure, aujourd’hui ça va mieux 🙂 

Je m’égarais dans des pensées de plus en plus profondes, perdu dans le vide absolu de mes vagues à l’âme. Je sentais doucement la torpeur m’envahir et glisser dans un monde qui m’était encore inconnu. Je restais là en position du lotus à méditer sur la face de ce monde que je détestais tant. Ma méditation fut longue et non pas sans douleurs. Mon corps ne subissait aucun dommage alors que chaque fibre nerveuse qui parcourait ma moelle vibrait à l’unisson. Mon cerveau flottait dans une brume légère et agréable, cependant mes pensées se tournaient vers l’obscur et la tristesse.

Doucement je plongeais, sentant mon corps sombrer dans un abîme sans fin, sans bruits, privé de tous mes sens. Puis, seul mon esprit partait vers des horizons divers. La vision de ce monde d’horreur, emplit de vengeance et d’hypocrisie me mettait mal à l’aise. Mais je savais que c’était pure vérité. Mon cœur battait de moins en moins vite, ma respiration se faisait de plus en plus profonde, je partais. Je luttais pour que mes visions soient moins noires, je revivais les moments heureux de ma vie en imaginant également ceux des autres. Mon âme allait mieux et j’osais espérer que ce monde sans vie n’était qu’une farce sans humour. Et je partais dans un sommeil infini, vers un univers moins amer, avec la conviction que ce monde deviendra meilleur, un jour.

Meditat